PCF & Résistance en Loire Inférieure

Mémoire et histoire en Loire Inférieure

Lundi 28 février 2000 // Histoire

Actes de la Rencontre Nationale d’Histoire organisée par la Fédération de Loire-Atlantique du PCF, Cité des Congrès, Nantes, 3 décembre 1999, publié en 2000.
Ce colloque était co-organisé par Yann Vince et Jean-Yves Martin, avec la participation de : Régis Antoine, Jean Aubin, Jean-Claude Baron, Alain Bergerat, Alain Besson, Lucien Ducastel, Henri Duguy, Didier Guyvarc’h, Guy Haudebourg, Marinette Hervé, Léon Landini, Franck Liaigre, Roger Linet, Henri Martin, Jean-Yves Martin, Julian Mischi, Michel Prodeau, Maurice Rocher, Jean-Claude Salomon, André Tollet, Yann Vince et Germaine Willard

Comme l’a souligné Germaine Willard au cours de cette rencontre, la résistance est un processus qui en 1940 commence de façon balbutiante pour arriver à une forme accomplie en 1943. En 1940-1941, on entre pas en résistance, on la fait. Dans le département, à Nantes comme Saint-Nazaire, le Parti communiste est totalement désorganisé après la signature du pacte germano-soviétique et la dissolution du parti le 26 septembre 1939. Les deux dirigeants communistes de l’union départementale CGT, Gaston Jacquet et Pierre Gaudin, refusant de condamner le pacte perdirent dès septembre 1939 leurs fonctions de permanents de l’Union départemetale.

Dès juillet 1940, Marcel Paul et Many Ballanger, l’épouse de Robert Ballanger, s’attèlent à réorganiser la direction du PCF dans la région. Ils font « monter » des jeunes : Pierre Charrier, Claude Millot, Marguerite Joubert, femme d’André Lermite…. Distributions de tracts appelant à la libération du sol national, constitution de dépôts d’armes, sabotages sont le quotidien de ces militants. La police française, en collaboration avec les Allemands, organise la répression pour démanteler le Parti communiste. L’exécution du « feldkommandant » Hotz à Nantes le 20 octobre 1941 et l’exécution des « 50 otages » aura pour conséquence une montée en puissance de la Résistance dans tout le pays. La répression s’accentue : 42 militants sont condamnés, dont 36 à mort, début 1943 à Nantes.

Quelques figures héroïques de la Résistance telles que Libertaine Rutigliano, Jean de Neyman, Alphonse Braud ou André Lermite ont marqué, parmi beaucoup d’autres, la mémoire militante.

Jean-Yves Martin et Yann Vince (Org.), PCF et Résistance, mémoire et histoire en Loire-Inférieure , Actes de la Rencontre Nationale d’Histoire organisée par la Fédération de Loire-Atlantique du PCF, Cité des Congrès, Nantes, 3 décembre 1999, 200 pages.

P.-S.