Réchauffement global ?

L’approche critique d’une géographe brésilienne

Lundi 22 décembre 2014, par Jean-Yves Martin // Apocalypse No !

Après l’analyse et la comparaison de la littérature scientifique sur le réchauffement climatique global, la géographe brésilienne Daniela de Souza Onça (USP, Université de Sao Paulo), est formelle : « les hypothèses qui affirment l’existence du réchauffement global et sa culpabilité dans les événements extrêmes ne sont pas des théories scientifiques solidement établies, mais plutôt issues de modèles mathématiques du climat ».

Sa recherche de thèse intitulée «  Quando o Sol brilha, eles fogem para a sombra ! : a ideologia do aquecimento global » [1]. L’idéologie du réchauffement global], est fondée sur la comparaison entre les recherches produites par les deux factions qui se sont formées, appelées sceptiques et réchauffistes, spécialement à partir de la lecture du quatrième rapport du GIEC.

Des modèles insuffisants

La chercheuse affirme qu’il n’a pas été trouvé à ce jour aucune preuve ou évidence que le réchauffement de la planète serait provoqué par l’homme. Pour elle, tout ce qui existe se sont les résultats de modèles mathématiques du climat. « Beaucoup d’autres ‘preuves’ sont évoquées, comme la fonte des glaciers, les inondations, les crues et les sécheresses. Mais tout cela fait partie de la variabilité naturelle du système climatique. Certainement des évènements plus variés et intenses qu’aujourd’hui se sont produits au long de notre histoire récente. L’unique ‘évidence’ sont des écarts par rapport à de modèles. Mais, interroge-t-elle « qui dit que ces modèles représentent la réalité de manière adéquate, ou qu’ils l’a représentent suffisamment bien pour que nous soutenions le réchauffement global entropique avec tant de certitude »,.

Pour la géographe, même les modèles climatiques les plus avancés sont encore très loin de réussirent à fournir une simulation du climat suffisamment pointue, donc leurs résultats ne peuvent être posés comme une évidence. « Les modèles sont fondés sur les connaissances des scientifiques, qui peuvent être soit insuffisantes, soit incorrectes ».

Exclusion sociale

La géographe souligne également qu’aller à l’encontre de l’hypothèse de réchauffement global est aujourd’hui considéré comme un grave péché contre le progrès de la science et le futur de l’humanité. A son avis, de nombreux problèmes sociaux et économiques ne sont pas provoqués par les changements climatiques, mais bien plus par la structure excluante du système capitaliste. « L’incidence de la malaria n’est pas provoquée par l’élévation des températures globales , mais plutôt par des programmes inefficaces ou inexistants de santé publique. Le manque d’eau potable n’est pas provoqué par la réduction des précipitations, mais plutôt par la pression croissante sur les ressources hydriques de moins en moins bien conservées ».

Dans son étude, Daniela de Souza Onça établit que « la pauvreté et la misère ne sont pas provoquées par le réchauffement global, mais par l’inégalité des richesses ». Pour la chercheuse, le système capitaliste justifie la continuité et l’aggravation de la misère mondiale par le réchauffement global, niant qu’elle est le résultat de la concentration des revenus, l’action de quelques conglomérats industriels, le défaut de volonté politique. « Ainsi nous sommes tous coupables du réchauffement, nous sommes tous coupables de toutes les misères qui nous affligent, et pas les entreprises et les gouvernements », explique-t-elle.

Une pseudo-science

Il y a de mauvais jours pour l’orthodoxie qui s’est créée autour du thème. A la mi-septembre, le Prix Nobel de physique Ivar Giaver s’est désolidarisé de la Société Américaine de Physique affirmant que les études sur le réchauffement global ne sont que pseudo-science. La Société a répondu dans une note que ce n’était pas préoccupant, parce qu’il n’y avait pas de débandade et que, par conséquent, elle maintiendrait son engagement sur la conclusion que le réchauffement global est provoqué par l’homme.

Mais cette note en elle-même est un symptôme des biais anti-scientifiques que les discussions prennent, du fait que l’association ne s’engage par sur une ligne de recherche, ni même dans une méthode de recherche, mais sur des résultats pré-définis. Quant à la débandade, l’entité avait déjà récusée une révision de sa position sur le sujet, sollicitée par une groupe de 160 physiciens, parmi lesquels Giaver lui-même.

Cette intromission de la politique dans la science empêche véritablement l’avancée de la liberté scientifique si nécessaire pour accroître la connaissance humaine. Une preuve en est qu’il est aujourd’hui pratiquement impossible de réussir à publier un article qui ne souscrive pas aux conclusions que la communauté scientifique a élu comme consensus.

Source : Inovação Tecnológica, avec des informations de l’Agência USP